Les Amours romanesques de la fin des guerres de religion au temps de L’Astrée (1585-1628) Fictions narratives et représentations culturelles

Nous avons le plaisir de vous annoncer la réédition de l’ouvrage Les Amours romanesques de la fin des guerres de religion au temps de L’Astrée (1585-1628) Fictions narratives et représentations culturelles de Franck Greiner.

Information et bon de commande

Qui a peur de l’imitation ?

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de l’ouvrage de  Maxime Decout : Qui a peur de l’imitation ?, Paris, Éditions de Minuit, 2017.
De Montaigne à Perec en passant par La Fontaine, Voltaire ou Stendhal, les plus grands écrivains de notre littérature ont imité d’autres œuvres. Ils ont utilisé, parfois sans le dire, parfois sans en avoir conscience, l’œuvre des autres pour écrire la leur. Car personne n’écrit à partir de rien. Personne ne prend la plume sans avoir à ses côtés un bagage plus ou moins chargé de livres. Une bibliothèque intérieure, parfois partiellement oubliée, parfois bien présente à l’esprit, parfois directement présente à portée de main, ce qui donne la tentation de l’ouvrir. L’imitation est l’un des phénomènes les plus naturels de la création littéraire. Et malgré cela, les écrivains ont souvent ressenti une gêne, une peur diffuse ou une terreur violente à se sentir ainsi dépossédés de leurs propres mots. Écrire sous influence, tremper sa plume dans l’encrier du voisin : de tels gestes menacent les rêves de singularité absolue et d’originalité qui président à notre manière d’évaluer les œuvres.

Comment les écrivains ont-ils réagi à cette peur ? Essayer de répondre à cette question amène à se pencher sur les différents paradoxes que les auteurs ont développés pour résoudre l’antagonisme qui oppose l’imitation et l’invention. Ils ont cherché à nous prouver qu’on pouvait guérir l’imitation par l’imitation, penser une imitation sans modèle ou devenir inimitable en imitant.

La peur de l’imitation conduit ainsi à sonder les mystères de la création, à s’interroger sur les notions d’originalité et d’identité, à percevoir l’aspect collectif, pluriel, de toute écriture, sans céder aux illusions du génie et de l’inédit. Plus largement, l’angoisse de l’imitation renvoie à la question fondamentale de la littérature, celle qui se pose aux auteurs, aux éditeurs et aux lecteurs : qu’est-ce qui est spécifique dans mon œuvre ? qu’a-t-elle à dire en propre sur le monde, sur moi et les autres ? qu’apporte-t-elle en regard d’une histoire littéraire déjà copieuse et où tout pourrait déjà avoir été dit ?
Qui a peur de l’imitation ?, Éditions de Minuit, 2017, 160 pages, ISBN : 9782707343123, 18.00 €

Les cours comme lieux de rencontre et d’élaboration des langues vernaculaires à la Renaissance (1480-1620)

langues_vernaculairesNous avons le plaisir de vous annoncer la parution du 4e volume issu du projet Eurolab (Lille-Munich, 2010-2013): Les cours comme lieux de rencontre et d’élaboration des langues vernaculaires à la Renaissance (1480-1620). Höfe als Laboratorien der Volkssprachigkeit zur Zeit der Renaissance (1480-1620), coord. éd. Jean BALSAMO, Anna Kathrin BLEULER, Genève, Droz, 2015 (De lingua et linguis V).

Ce volume a été précédé des trois titres suivants: Imprimeurs et libraires de la Renaissance. Le travail de la langue. Sprachpolitik der Drucker, Verleger und Buchhändler der Renaissance, coord. éd. Elsa KAMMERER, Jan-Dirk MÜLLER, Genève, Droz, 2013 (De lingua et linguis I) L’amorevolezza verso le cose Italiche. Le livre italien à Paris au XVIe siècle, éd. Jean BALSAMO, Genève, Droz, 2015 (De lingua et linguis vol. II). Les mots de la guerre dans l’Europe de la Renaissance, coord. éd. Marie Madeleine FONTAINE, Jean-Louis FOURNEL, Genève, Droz, 2016 (De lingua et linguis III).

Deux volumes sont à paraître en 2017, l’un consacré aux villes plurilingues européennes, l’autre aux langues hybrides.

Le Roman au temps d’Henri IV et de Marie de Médicis

greinerNous avons le plaisir de vous annoncer la parution du (dir.) Franck Greiner, Roman au temps d’Henri IV et de Marie de Médicis, Paris, Classiques Garnier, « Lire le XVIIe siècle », 2016.

Les études réunies dans ce recueil forment un complément utile aux volumes des Fictions narratives en prose de l’âge baroque. Répertoire analytique (Paris, 2014), puisqu’elles poursuivent par la réflexion critique son travail d’inventaire pour mieux faire connaître un épisode fondateur de l’histoire du roman.

Bien dire et bien aprandre – Les neuf preux n° 31

n31-les-neuf-preuxNous avons le plaisir d’annoncer la parution du numéro 31 « Les Neuf preux » de la revue Bien dire et bien aprandre. La revue est en vente par le centre de gestion de l’édition scientifique de Lille 3.

Sommaire

Sandrine Legrand et Marie-Madeleine Castellani : Introduction
Sandrine Legrand : Hector de Troie : Pourquoi faire d’un vaincu l’un des Neuf Preux ?
Florian Besson : Godefroy de Bouillon, le neuvième preux
Yvonne Vermijn : Bertrand Du Guesclin, dixième preux
Flavie Zazoun : Esther, la quatrième preuse
Noëlle-Christine Rebichon : Diffusion et réception de la galerie des Neuf Preux en Italie. Étude des peintures murales du Palais Trinci (Ombrie)
Léa Debernardi : Le cycle des fresques du château de la Manta : quelques considérations sur l’interprétation iconographique
Cornelia Cione, François Dequesne, Noëlle-Christine Rebichon : Les Neuf Preux de Belvès (Dordogne)
Varia
Robert Baudry : Le mythe du Graal et son Élucidation : nouvelle lecture vers le sens premier du Conte du Graal

nord’ n° 66 – Luc Bérimont

img56a11b8d5d5f4Nous avons le plaisir d’annoncer la parution du numéro 66 de la revue nord’ consacré à Luc Bérimont. Vous pouvez commander la revue sur le site de la revue.

« Luc Bérimont, né André Leclercq en 1915, a passé sa jeunesse à Ferrière-la Grande, au sud de Maubeuge. Ancrage territorial que résume son pseudonyme Bérimont.

Poète, passeur de mots, producteur d’émissions radiophoniques, romancier, auteur du Bois Castiau réédité cette année, Bérimont est évoqué ici dans sa vitalité lumineuse, au fil d’évocations personnelles ou d’analyses proposées par Hélène Hazera, Jacques Bertin, Carole Auroy, Luc Vidal, Jacques Vassal, Jean Vasca, Hélène Martin, Michel Aubert, Jean Dufour, Philippe Delerm et Stéphane Hirschi.

S’y adjoignent les productions graphiques de deux des enfants de Bérimont, son fils graveur sous le nom de Jules Bonome, et sa fille Élise Bérimont, avec une belle série de vidéogrammes ; et, bien sûr, des textes de Bérimont lui-même, poèmes, paroles de chansons, extraits de romans, ainsi que des photographies et un témoignage de Marie-Hélène Fraïssé, sa dernière épouse ».

Études réunies et présentées par Stéphane Hirschi

Bien dire et bien aprandre – Le roman d’Enéas

le-roman-deneasNous avons le plaisir d’annoncer la parution du premier numéro hors-série de la revue Bien dire et bien aprandre : Le Roman d’Énéas. La revue est en vente par le centre de gestion de l’édition scientifique de Lille 3.

Le Roman d’Énéas, l’un des plus anciens romans français, est bien plus qu’une simple mise en romanz de l’Énéide. Certes, le clerc a démontré sa connaissance intime du texte de Virgile, mais il a su en faire œuvre nouvelle, adaptée aux lecteurs de son temps et, sans doute aussi, du nôtre, en ce qu’elle s’est dépouillée de la solennité altière de l’hexamètre latin et s’est enrichie d’anachronismes pleinement assumés.

Le lecteur trouvera en effet dans ce texte que nous nommons « roman » par commodité, un roman didactique, un roman d’aventures, un roman politique, un roman d’amour et, en fin de compte, un roman d’initiation. Roman didactique en ce qu’il présente au lecteur des éléments d’histoire antique, de mythologie, de géographie merveilleuse, d’architecture civile et militaire, avec une ambition quasi encyclopédique. Roman d’aventures, puisqu’il nous conte les tribulations d’Énéas, ses épreuves, ses combats et qu’il met en scène des personnages au caractère extraordinaire. Roman politique, il illustre les codes et les valeurs qui sous-tendent la conquête du pouvoir dans le monde féodal. Roman d’amour, il inaugure le monologue psychologique qui aura une immense postérité et défend un modèle d’union qui satisfait à la fois aux exigences du royaume et à celles du cœur. Roman d’initiation enfin, il présente la transformation d’un fugitif désemparé en figure royale, en fondateur d’une illustre lignée.

Bien dire et bien aprandre – La volonté didactique n° 29 et 30

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution des numéros 29 et 30 de la revue Bien dire et bien aprandre consacrés à la volonté didactique dans la littérature médiévale. Il s’agit des Actes des journées d’études des 8, 9 et 10 décembre 2011. La revue est en vente par le centre de gestion de l’édition scientifique de Lille 3.

la-volonte-didactique-dans-la-litterature-medievaleSommaire du numéro 29

Sources
Françoise Laurent : Un vecteur formel du discours : l’octosyllabe dans le Roman de Rou de Wace.

Aimé Petit : La volonté didactique dans les romans d’Antiquité.

Sandrine Legrand : Hector chez Christine de Pisan

La Geste
Sarah Baudelle-Michels : Les chastoiements dans la chanson de geste de la révolte

Sonia Marteau : La volonté didactique dans le cycle de Guillaume d’Orange.

Caroline Cazanave : Guillaume et les voies didactiques de ses Moniages (chanson de geste du xiie et adaptation de Louis Gabriel-Robinet).

La tentation de sermon
Jean-Louis Benoit : Enseignement et littérature dans Les Miracles de Notre-Dame de Gautier de Coinci et Le Gracial d’Adgar.

Marie-Madeleine Castellani : Philippe de Remi ou la tentation du sermon.

Géraldine Veysseyre et Stéphanie Le Briz : « Sens faire rien, pou vaut li sens » :
mise en œuvre et réception didactique de Guillaume de Digulleville et son Pèlerinage de l’âme (ca 1355).

Bernard Ribémont : Entre pénitence privée et didactisme : les Sept Psaumes allégorisés de Christine de Pizan.

Élisabeth Pinto-Mathieu : Le Videmus nunc per speculum, un sermon didactique
de Jean Gerson.

bdba-n30-la-volonte-didactique-dans-la-litterature-medievaleSommaire du n° 30

Descriptions du monde
Alice Lamy : La volonté didactique de Bernard Silvestre dans la Cosmographia, un idéal poétique comme vecteur de savoirs universels

Chloé Chalumeau : L’île Tournoyante, lieu de la difficile coexistence des savoirs dans l’Estoire del Saint Graal

Huguette Legros : Insertions et significations des discours encyclopédiques dans le Roman de Toute Chevalerie de Thomas de Kent

Denis Lorée : « Rien de tout ceci n’est vrai… » À propos de quelques interpolations tardives du Devisement du Monde

Imaginaires amoureux
Giacomo Giacomazzi : Pouvoir et signification du philtre dans le Roman de Tristan de Thomas d’Angleterre : « la rhétorique de la vérité »

Marie-Geneviève Grossel : De la sentence au chastoiement, la tentation didactique dans la chanson de trouvères

Catherine Gaullier-Bougassas : Le Roman du Châtelain de Coucy et de la Dame de Fayel : un miroir de l’amour idéal ?

Anne-Zoé Rillon-Marne : La musique comme outil didactique dans la lyrique latine XIIe-XIIIe siècles)

Valérie Fasseur : Le didactisme amoureux de Flamenca : entre mémoire savante et volonté d’expérience.

Alexandra Velissariou : Des nouvelles bonnes à oyr : la fonction didactique des Cent Nouvelles Nouvelles de Philippe de Vigneulles

Maria Colombo-Timelli : Le Livre de Caradoc dans la version en prose de 1530 : une « école des femmes » ?

Les mots de la guerre dans l’Europe de la Renaissance

parution_les_mots_guerreNous avons le plaisir d’annoncer la parution de Les mots de la guerre dans l’Europe de la Renaissance, sous la direction de Marie Madeleine Fontaine et Jean-Louis Fournel.

Résumé : Cet ouvrage s’intéresse à la terminologie des mots appartenant aux domaines militaires (armes, artillerie, fortifications, etc.), qu’ils concernent les professionnels de la guerre, les juristes du droit de la guerre ou les acteurs politiques, selon les langues et les conditions de chaque pays du monde européen et méditerranéen, entre les XVe et XVIIe siècles. L’analyse de l’invention, de l’usage et de l’usure des mots réserve quelques surprises dans les évolutions rapides et irrégulières qui marquent les relations entre des réalités éphémères et leurs désignations plus ou moins stables et pertinentes. Ces études se sont interrogées sur diverses causes de tels décalages ou survivances.